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BURKINA FASO:Recyclage des pneus usagés une façon de barrer la route à la dégradation de l’environnement


Pour contrer le risque de péril environnemental qui se profile à l’horizon, nombreux sont ces jeunes qui s’adonnent à la collecte et à la transformation des déchets plastiques en biens utiles.  Moumouni OUEDRAOGO fait partie de ces fantassins de l’environnement. Depuis quatre ans il fait du recyclage des pneus usagés   dans la ville de Ouagadougou son cheval de bataille. Une manière pour lui de permettre à sa capitale d’échapper à la pollution.

Moumouni OUEDRAOGO « Il faut que nos autorités prennent à bras le corps les questions de la pollution de l’environnement et du recyclage des déchets »

 

Acteur de cinéma et passionné des beaux-arts, Moumouni OUEDRAOGO fera du recyclage des pneus un second métier. En effet,« Un jour, en marchant dans la rue, j’ai vu qu’il y avait énormément de pneus qui trainaient un peu partout et dégradant l’environnement. Je me suis posé plusieurs questions et la bonne était ; comment transformer ces déchets que nous produisons en objets utiles ? C’est de là qu’est partit mon projet de collette et de transformation des pneus usagés », a-t-il affirmé. Moumouni se promène de rue en rue, caniveau en caniveau et poubelle en poubelle à la recherche de la matière première. Une fois de retour chez lui à la maison, ces pneus seront entièrement lavés avant de passer à la phase de la réalisation d’objets.

Des pots de fleurs, des balançoires pour les tout-petits, des tables, des fauteuils, des potagers et bien d’autres objets d’embellissements de jardin sont les œuvres qu’il fabrique. « Il arrive souvent que certains individus se moque de moi et je n’en fais jamais un problème. L’essentiel pour moi, c’est d’atteindre mon objectif », a-t-il souligné. L’artiste designer tire son inspiration dans le travail avant d’ajouter qu’en travaillant, les idées coulent d’elles-mêmes.

A l’écouter, avec ce métier, il arrive à subvenir à ses besoins.  Quant aux difficultés il n’en manque pas nous dira -t-il, elles sont multiples. « Je n’ai pas un local propice pour mon travail. A cela s’ajoute le manque de moyens financiers, le manque de matériels adéquats, le manque de visibilité des articles réalisés, etc », a-t-il relevé. Avoir une bonne visibilité de ses productions sur le plan national et international est son plus grand souhait. « Je souhaite également voir prospérer l’entreprise que j’ai mis en place », a-t-il renchéri. Mais pour lui il faut persévérer. Il invite de ce fait les jeunes à développer des initiatives entrepreneuriales car dit-il, il ne faut pas attendre les moyens avant d’entreprendre ».  En fin nous dira-t-il, « Il faut que nos autorités  prennent à bras le corps les questions  de la pollution de l’environnement  et du recyclage des déchets » . Pour l’instant, il invite la population, les autorités communales et les ONG à se procurer ces objets d’arts qui sont à des prix à la portée de tous ,pour embellir leurs domiciles, institutions ainsi que les lieux publics.

                                                                                                                                  Cheick Abass KOALA

 

 




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